27 janvier 2007
Une musique etrange me tire de mon sommeil. Bien au chaud sous une epaisse couverture, je lutte en vain pour retenir ce qui reste d'un reve agreable. J'ecoute sans ouvrir les yeux l'etrange musique faire place a un discours dans une langue etrangere. Mon cerveau tente tant bien que mal de sortir de sa torpeur et de remettre en place la trame du reel. L'air est frais et poussiereux et malgre la musique je discerne le chant du coq et le bruit des cloches a vache... ou suis-je? Les neurones s'eveillent... le voyage, le Laos, le trek, la famile d'acceuil. La confusion fait place a l'excitation, j'ouvre les yeux et admire les premiers rayons du jour naissant entre les planche de la maison. Je regarde autour de moi et constate que le reste du groupe semble dormir malgre le bruit. Je me recouche et renonce a l'idee de me rendormir.
Je repense a la journee d'hier; la longue marche a travers la foret, les plantes goutees, les singes rencontres. Je pense a ces milliers d'araignes rassemblees sur les arbres, aux nuages de papillons qui dansent au-dessus des tetes, a ces arbres gigantesques dont la seve inflammable permet de faire des torches, a ces fourmis au gout amer, a ces abeilles qui ne piquent pas et dont on cueille le miel comme on cueillerait une pomme. Ai-je vraiment vecu tout cela? en une seule journee?? Que penser de cette famille d'acceuil qui nous a recu comme de vieux amis, qui nous a montre a cuisiner les mets locaux tout en nous preparant un festin, qui nous a fait une ceremonie ou les aines du village sont venu nous souhaiter bonne chance tour a tour en nous remettant des bracelets de bonne chance? Et cette fin de soiree a discuter avec les doyennes et qui s'est terminee dans un fou-rire generale ayant escalade au point de se rouler par terre en pleurant de rire? Aurais-je reve tout cela? Ma logique et ma memoire s'affrontent et je baigne dans la confusion.
Soudain je sens qu'on me tire les orteils. J'ouvre les yeux et je vois la guide, debout a mes pieds, souriante, qui me presse a me lever pour aller porter les offrandes aux moines et assister a une ceremonie boudhique. Je bondi sur mes pied et remarque les petits bracelets de coton blanc noues a mes poignets... tout est bien reel. Je souris, la journee commence bien.
 
publié par Jé à 1/27/2007 09:23:00 a.m. |